Contact, A propos, Ma famille de poètes…

Pour me contacter – ou le duo Poésik : annelauricella42@gmail.com

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À propos…

Que le dire est toujours le grand intérêt

Écrire, se vider à la petite cuillère, voir le fond

L’écriture a été l’outil par lequel trouver mon propre accès. C’est la poésie qui s’est choisie en moi à l’heure de mes grandes démolitions intérieures. En me bâtissant, les mots, eux aussi, s’affermissaient. Poésie, histoires, récits puisent aujourd’hui encore à la même source.

Mes poèmes, mes contes, mes récits ou romans sont tous empreints de cette quête identitaire et, depuis peu, des réponses qu’un tel cheminement fait surgir. Des réponses qui pour la plupart jaillissent dans la Joie, celle d’une présence  vraie au monde.

Après vingt mais non vaines années d’errance

voici que s’ouvre un pays au soleil fécond

C’est ici que je veux vivre

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Ma famille de poètes…

 

Écriture du peu

Hommage à Antoine Emaz. Me manque déjà, tellement, la possibilité de lire ses mots nouveaux… Son art de plus en plus calligraphique.

Antoine Emaz - poésie du peu - Anne Lauricella

sans mémoire ni pensée /juste une présence /tendue /face au jardin//on le connaît par cœur /mais c’est/comme s’il allait finir /par parler ou bien nous faire entrer/dans son taire

corps hangar vide//à la pause de midi// tout le silence/à prendre/ presque trop// rien de lyrique/là// on est juste/ sur une carie du temps//on fore

Les poètes/comme des êtres/de faïence ou  de verre// Ils sont très solides/tant qu’ils/ ne tombent pas

Au départ/avant le poème/il n’y a guère que de la vie continuée// et après de même// qu’est-ce qu’il transforme/dans le mouvement d’une vie/rejoignant vite/l’inerte/et lui-même/vite/inerte/qu’est-ce qu’il transforme// comme une ombre portée/à peu près/à dos de vie

Il faut regarder longtemps une branche qui bouge un peu pour pouvoir écrire : la branche bouge un peu. Et que cela suffise.

 

Écriture de l’intime

Charles Juliet, Eva Strittmatter

Charles Juliet - Ecriture de l'intime - Anne Lauricella - BiographieEva Strittmater poésie allemande - Anne Lauricella

Ma gratitude envers Charles Juliet. Voici ci-dessous ma contribution à l’ouvrage collectif sur Charles Juliet paru aux éditions Jacques André (mars 2019).

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« Ce que Charles Juliet a trouvé, grâce à ses mots, c’est sa « source sacrée ». C’est-à-dire le sentiment profond de valoir quelque chose, au titre d’être humain. Cela constitue notre essence fondamentale à tous. En tant qu’élément de la vie même, nous sommes tous dotés d’une source profonde, que certains nommeront Amour, d’autres Dieu ou encore Être intérieur, etc… Par son histoire, Charles Juliet (et l’involontaire abandon dont il a souffert) a été coupé de cette source. Or, l’homme moderne en est, pour la plupart,  également privé. Soit sur un plan personnel, par un traumatisme originel similaire à celui qu’a connu Charles Juliet. Soit sur un plan collectif (soit les deux), puisque nous vivons dans une société où prévalent l’Avoir, le Doute, la Culpabilité, l’Autodénigrement et autres contre-valeurs ou valeurs superficielles du même genre, dues à un recul très net de la spiritualité dans nos existences.

En se reconnectant à sa source, à son Être, aussi bien dans ses mots que dans sa vie, Charles Juliet nous montre le chemin vers une relation authentique à soi-même, et donc aux autres et à la vie. Il est ce guide spirituel (dans la lignée des mystiques) dont notre société laïque a tant besoin. Son chemin est immédiat : directement de l’humain à l’humain.

Pour cette raison précise, en plus de la grâce de ses mots, notamment dans ses poèmes et ses journaux, et particulièrement dans Accueils, le 4e tome du Journal, où la conversion à la lumière de Charles est selon moi la plus visible, l’œuvre de Charles Juliet m’a tellement marquée qu’elle a contribué à mon accès à l’Être. Autant dire : à ma naissance spirituelle.

Ma gratitude est infinie. Merci Charles. »

Voir le site consacré à Charles Juliet, mené tambour battant par Marie-Thérèse Peyrin, de La Cause des Causeuses.

Écriture comme un geste

James Sacré

James Sacré - poésie -Ecriture du peu - Anne Lauricella

À un moment un drap se trouvait tendu./ Dans toute la longueur de la chambre, tire bien/Que disait la mère, l’espèce de raideur du linge/Claquait. Le petit garçon mesurait quoi entre/ Ses bras encombrés et la parole moqueuse de sa mère?/De la rudesse bousculait la matinée tendre/Ça finissait avec l’ordre des draps pliés (étagère d’en haut dans l’armoire)./ Lui restait dans l’espace de la chambre après. On voyait un pré par la fenêtre.

Quelquefois soudain le vent ça remue/Toute une campagne et la nuit dans le cœur/Je m’en souviens je/ C’est comme entre une joue la jambe/De, vraiment comme très fort

Un mur s’est éboulé/C’est comme des mots (mais tombés d’où ?)/La douceur du ciel continue son bleu/On dirait qu’on peut rêver/À travers les choses défaites, les trous du poème.

Extraits de Si peu de terre, tout

Amour du regard dans

Agnès Varda 

Agnès Varda

Agnès Varda, au festival du film de Marrakech, le 2 décembre 2018

Chère Agnès Varda, Merci pour l’amour que vous êtes, que vous avez mis en tout.

Merci pour la beauté de votre oeuvre, son ingénuité, sa vérité. Merci pour la paix avec laquelle vous avez su partir. Merci pour votre exemple. Merci de rester avec nous, pour toujours, par votre oeuvre et par votre esprit.

 

Cléo de 5 à 7, Daguerréotypes… mes préférés…

 

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Sites de poésie

Poézibao par Florence Trocmé, site d’actualité poétique

Lieu improbable par Alena Meas, collectif de poètes et d’artistes (A écouter : la très belle émission de France Culture sur Alena Meas, et A visiter : son site. Alena est peintre et poète.)

Paysage gravure Alena Meas - peinture et poésie - Anne LauricellaMonotype Eau - Alena Meas - Peinture et poésie - Anne Lauricella

© 1. Gravure, Paysage – 2. Monotype, Eau – Alena Meas